Les Tribulations d'une famille sur les routes de la soie” /> User-agent: Googlebot allow: /

03 mai, 2008

UN MONDE DE GEANTS

Beaucoup de choses ont été dites sur la Chine, pays de superlatifs : une population de 1,35 milliard, une croissance économique à deux chiffres, des projets de constructions pharaoniques, et même des ambitions d’explorations lunaires… En dépit des inégalités croissantes on peut dire que la Chine s’est définitivement réveillée. Elle fait peur aussi. Jusqu’où ira-t-elle ? Et que nous réservera la jeunesse chinoise ?


péril jeune ou délire de grandeur







Péril jeune

Jusqu'où ira la jeunesse chinoise ?
(photo Serge et Thomas Leret)




















Face à ce monde boulimique plein d’incertitudes et plutôt que de sombrer dans le défaitisme en brandissant l’étendard du «péril jaune», je me contenterais juste de mettre à plat cette histoire de grandeur chinoise, et tenter de répondre à cette simple et primordiale question : De quoi qu’est grand en Chine ?


Pangu crée le Ciel et la Terre

En Chine, il existe de nombreux mythes racontant la naissance du monde. L‘un d'entre eux parle d‘un géant nommé Pangu. Celui-ci ayant bien dormi dans son œuf pendant dix-huit mille ans, commença à trouver le temps long et décida de fendre sa coquille pour voir de quel bois le monde était fait. Le blanc s'éleva et se transforma en ciel, le jaune tomba et se changea en terre. Coincé entre les deux éléments et désireux de ne pas finir en omelette, Pangu s'arracha du sol et souleva le ciel de ses mains. Chaque jour il fit monter le ciel de quelques mètres (les scientifiques ne sont pas tous d’accord sur le chiffre) et ceci pendant dix-huit mille ans. Finalement extenué par ce travail de titan, Pangu s'écroula mort. Son corps et ses membres se changèrent en montagnes, ses veines en fleuves, ses yeux en Lune et Soleil, sa peau, ses cheveux et ses poils en arbres, fleurs, herbes et animaux. Et le reste en Chinois…

pangu divinite chinoise

Au début : un œuf, une poule géante ou un dinosaure ?

Ce mythe de Pangu est bien commode mais encore faudrait-il savoir qui a bien pu pondre son œuf ? Et s’il s’agissait tout simplement du Gigantoraptor découvert récemment en Chine ? Cet étrange dinosaure entre le tyrannosaure et l’autruche, avec cinq mètres de hauteur, pourrait en effet répondre au profil du pondeur géant.

dinosaure chinois gigantoraptor
Selon les spécialistes, ce dinosaure à l'allure redoutable courait sur deux fines pattes hautes de deux mètres et son long cou pouvait hisser, à près de 5 mètres de hauteur, la petite tête munie d’un gros bec crochu. A l’arrière de son corps, une longue queue fortement musclée rappelait celle des tyrannosaures. Il gambadait – ou chassait – dans ce qui est aujourd’hui le désert de Gobi, durant le crétacé supérieur, il y a plus de 70 millions d'années.

dinosaure chinoisMais Gigantoraptor erlianensis, comme l’ont appelé ses découvreurs, n’est pas un dinosaure ordinaire. Ce géant pesait 1,4 tonne, soit 35 fois plus que le poids typique de sa famille. Les paléontologues l’ont en effet classé auprès d’Oviraptor (le « voleur d’œufs ») parmi les oviraptoridés, considérés comme les dinosaures les plus proches des oiseaux actuels. Mais, dans cette famille, on dépassait rarement les 40 kilogrammes. Alors qu’on pensait que l’évolution vers les oiseaux s’était accompagnée d’une réduction de taille, Gigantoraptor vient brouiller les pistes.
(sources : futura-sciences, Nouvelobs.com ; dessin : Zhao Chuang and Xing Lida/IVPP)


L’œuf de la Genèse

oeuf de la geneseQue l’origine du monde soit issu d’un œuf originel n’est pas propre à la mythologie chinoise. On peut par exemple noter que les premiers chapitres de la Genèse furent écrits sur des œufs de dinosaures « pereq aleph» tel qu’on peut en voir au musée Israël (ci-contre).

Enfin, il serait malhonnête de ma part d’aborder la problématique du premier œuf sur terre sans mentionner les thèses fascinantes du Pastafarisme. Les adeptes du culte réformé de la Pasta croient en effet que le premier homme serait né d’une nouille primitive, elle-même issue d’un substrat originel dénommé la pasta qui, bien évidemment, serait élaborée à partir d’œufs frais.


Le Monstre en Spaghettis Volant est décrit comme un tas de spaghettis emmêlés avec deux yeux, deux boulettes de viande et un appendice « nouillesque ».

pastafarisme
Avouons tout de même que ces thèses qui voudraient nous faire prendre le messie pour une lanterne ne sont guère convaincantes et ne me détourneront pas de ma foi profonde pour le mystère des Licornes roses invisibles :

Les Licornes roses invisibles sont des êtres d'un grand pouvoir spirituel. C'est ainsi qu'elles sont capables d'être à la fois roses et invisibles. Comme dans toutes les religions, la croyance dans la Licorne rose invisible est basée à la fois sur la logique et sur la foi. Nous croyons sur la seule base de notre foi qu'elles sont roses, mais nous savons de façon logique qu'elles sont invisibles, justement parce que nous sommes incapables de les voir. » – Steve Eley


Les Chinois sont-ils petits ?

Quoi qu’il en soit les Chinois, avec ou sans pasta, sont apparus sur terre et sont constitués d’une fraction de Pangu. Peut-on être plus précis ? Certainement. Disons que la taille moyenne actuelle des Chinois, entre l'âge de 30 et 65 ans, est de 1, 65 m pour les hommes et de 1,55 m pour les femmes. A titre de comparaison la taille moyenne des hommes français (originellement constitué d’un peu de glèbe et de poussière) est de 1,75 m (soit 10 cm de plus) et pour des femmes (originellement constituée d’une côte d’Adam) 1,62 m (7 cm de plus). Cependant la taille moyenne des adolescents chinois a connu durant ces vingt dernières années une croissance de 6 cm, ce qui est en soi un record mondial ! Cette augmentation est sans doute à mettre en parallèle avec le développement économique à haute vitesse de la Chine et aux changement d‘habitudes alimentaires. D’ailleurs il existe un très net écart entre les jeunes Chinois de la ville (moyenne : 1,70 m) avec ceux de la campagne (1,66 m). (Pour infos le pays avec la taille moyenne la plus élevée est la Croatie : 1,85 m h / 1,71 m f. )


Les avis divergent

Mais de chiffres il y en a autant que de statistiques, et les experts ne sont pas toujours d’accord entre eux. Difficile par exemple d’avoir des données précises sur la mensuration de certaines parties du corps des Chinois. Le sujet a alimenté de nombreuses extravagances et une foultitudes d’idées reçues. J’ai donc jugé plus sage de m’appuyer sur une documentation saine et vigoureuse. Voici donc un lien (en anglais) comprenant une compilation d’étude sur la taille respective des sexes masculins selon l’origine ethniques de leur propriétaire. Le sujet est fort rébarbatif, et n’intéressera probablement personne, à part peut-être quelques adolescents (adolescentes ?) taraudés par l’inquiétude de ne pas faire partie de la norme. Inutile de leur dire que ce n’est pas la taille qui compte - cause toujours ! - alors pour ne pas les maintenir dans une obscurité moyennâgeuse, voici pour eux le résultat des bourses (en action) :

reve chinois chinoise



- Asiatiques : 10,2 cm à 16 cm
- Caucasiens (blancs) : 14 cm à 15,2 cm
- Africains (noirs) : 15,9 cm à 20 cm

totem amusement parc


Phallique parc

Ce pilori, nommé « le pilier du ciel » a été construit dans le parc d’amusement de la ville de Changchung. Ce serait le plus grand totem phallique du monde.

« C’est un totem de la culture shaman originaire de la région » précise le directeur du parc Cheng Weiguang. « La légende veut qu’une impératrice cruelle fut terrassé par un shaman et que celui-ci fit érigé un totem en forme de pénis pour lui rappeler qu’elle devait respecter les hommes (et leur attribut). Aujourd’hui il symbolise la continuité du message de nos ancêtres vers le bonheur et la prospérité… »

Une maman qui visitait le parc en compagnie de son fils, dit que pour elle ce n’était juste qu’un pilier, que ça pouvait très bien être le symbole de n’importe quoi, et qu’elle s’en fichait !


Bien que le sujet est ici traité à sa juste mesure, il pourra peut-être paraître quelque peu grivois à certains. Rappelons quand même qu’il n'est jamais inutile de décortiquer les idées reçues, souvent sources de malentendus, de complexes ou de mépris entre les peuples. Ceci étant dit, continuons notre petite balade dans le grand monde chinois…

Si l’on s’écarte un instant des généralités par trop réductrices, et que l’on s’aventure dans le monde fascinant des records humains, on se rend compte que dans ce domaine la Chine tient le haut du panier : l’homme le plus grand du monde (par croissance naturelle) est actuellement un Chinois, la femme la plus grande du monde est une Chinoise, le plus grand basketteur professionnel est un Chinois, et enfin, pour compenser, le plus petit homme sur terre est encore un Chinois. Les preuves en images…


UNE GRANDE DAME

une tres grande chinoise insolite








Yao Defen, la plus grande femme du monde, se tient devant l’entrée de sa maison à Shu Cha dans le nord-est de la Chine (ici à 34 ans en 2006). Elle mesure 2,36 m.

Yao Defen plus grande femme du monde
A l’âge de 19 ans Yao a été diagnostiquée avec la maladie d’acromégalie. Cette maladie, fatale à terme, est provoquée par une tumeur dans la glande pituitaire qui entraîne un excès d’hormones de croissance.

Tel un phénomène de cirque, elle fut exploitée sans commune mesure pendant plusieurs années par un forain chinois. Mais Yao, la tête haute, réussit à s'extraire de son emprise.

Un documentaire de la télévision britannique ayant sensibilisé l’opinion sur son sort, des fonds furent recueillis pour la soigner. Finalement, grâce à l’intervention de chirurgiens spécialisés dans le traitement de l’acromégalie elle fut opérée avec succès à Shanghai en 2007. Le site pour venir en aide à Yao Defen.

zeng jinliang la plus grande femme du monde

La plus grande de toutes

Zeng Jinlian (曾金莲; 26 juin 1964 – 13 février 1982) est la plus grande femme ayant existé et dont la taille est confirmée par des experts médicaux. Au moment de son décès à l'age de 17 ans, dans le Hunan, elle mesurait 2,48 m. Même si sa colonne vertébrale déformée l'empêchait de se tenir bien droite, elle était à son époque la plus grande personne vivant sur terre.







LE GEANT JAUNE

Bao Xishun qui a passé avec succès tous les tests du Guiness des Records est devenu mondialement reconnu comme l’homme le plus grand du monde par croissance naturelle en 2006 (l’Ukrainien Leonid Stadnyk est plus grand (2,53 m) mais sa croissance est le résultat d‘une maladie).

insolite le plus petit homme du monde rencontre le plus grandBao Xishun, l'homme le plus grand du monde, 56 ans et 2,36 m salue l'homme le plus petit, He Pingping, 19 ans et 0,72m. (ph. A.P)

Bao Xishun a commencé à jouer au basket il y a 35 ans. Il raconte qu’il pouvait toucher le panier en levant simplement la main. Etant trop grand pour vivre dans la ville de Shenyang où il avait fait ses classes, il a rejoint son village natal de Chifeng en Mongolie Intérieure en 1973. Plus de 30 ans après, il est enfin ressorti de ses plaines.

geant de Chine


L’analyse des experts révèle que le géant Bao Xishun mesure très exactement 2,362 mètres, et que rien ne peut expliquer sa croissance hors du commun si ce n’est la croissance naturelle. Le voici le jour de son mariage lorsqu'il épouse Xia Shujuan, 29 ans, 1,68 m, originaire comme lui de la Mongolie Intérieure.
Source : Mongolie Intérieure Matin (Photo Reuters, Luciana Whitaker).


mariage chinois un couple bien assorti


Un couple bien assorti

Le géant chinois avec son épouse

Plus de photos de Bao Xishun

Liste des plus grands hommes du monde









Ping-ping


nain de chine

Né en juillet 1988 He Ping-ping (何平平), a maintenant 20 ans, mais atteint d'Ostéogenèse imparfaite, une maladie des os, l'homme ne mesure que 73 cm. Il est le troisième enfant d’une famille. Ses deux sœurs ont une croissance normale. Comme Bao Xishun il est originaire de Mongolie Intérieure. Selon le témoignage de son père, à sa naissance, Ping n’était pas plus haut que sa paume.






LE HAUT DU PANIER

D’un père et d’une mère joueurs de basket, Yao Ming (姚明) est né à Shanghaï le 12 septembre 1980. Il est le premier Chinois joueur de basket-ball à avoir eu un réel impact en NBA. Il évolue aux Houston Rockets depuis 2002, au poste de pivot.
Bao Xishun sauve un dauphin





Le bel athlète Yao Ming


Hello mister Yao Ming

Hello Yao, tu as bonne ming

Sa taille (2,29 m selon les normes NBA) a participé grandement à sa notoriété dans le monde du basket-ball. En effet il est, depuis ses débuts, le plus grand joueur de la Ligue. C'est d'ailleurs l'un des plus grands de toute l'histoire aux côtés de Gheorghe Muresan (2,31 m), Manute Bol et Shawn Bradley.

Yao Ming est une véritable icône en Chine, où sa réussite en Amérique du Nord fait figure d'exemple.



LE GRAND VEHICULE

Le grand Bouddha de Leshan sculpté dans la falaise mesure 71 mètres de haut. Avec des oreilles de 7 m, et des pieds de 8,50 m, c’est le plus grand Bouddha du monde. Le projet commencé en l’an 713 à l’initiative d’un moine bouddhiste, se termina 90 ans plus tard.



Le temple de Shaolin

Le temple de Shaolin, situé au pied du Mont Songshan dans la ville de Dengfeng (province du Henan, centre de la Chine), jouit d'une grande réputation dans le monde entier en tant que région natale des arts martiaux Shaolin.

temple shaolinUne poignée d'adolescents en cours d'entrainement de Kung fu (source Chine-information)


De la grande muraille au grand barrage des Trois Gorges

Après la Grande Muraille de Chine et le grand canal qui relie les deux principaux fleuves du pays, c'est aux nouveaux empereurs de ce siècle de laisser une trace.

grande muraille de Chine
Le barrage des Trois Gorges, est le plus grand ouvrage hydroélectrique du monde. La Chine y a investi 24,5 milliards de dollars (mais probablement plus proche des 50 milliards).

barrage des trois gorges en Chine
D'ici 2009, la mise en service des 26 générateurs de 700 mégawatts (fournis par le Français Alstom) doit assurer une production annuelle de 84,7 milliards de Kwh, à peu près deux fois celle de l'ensemble des centrales hydrauliques françaises, soit la capacité de 13 centrales nucléaires.

barrage porte ecluse chine
L’ouvrier en petit à gauche sur la porte d’une écluse illustre bien le gigantisme du barrage

Comme pour la plupart de ces grands projets hydroélectriques les critiques sont nombreuses : déplacement des populations en amont, risques d'effondrement des berges, blocages du limon... Pour plus de détails voir les arguments pour ou contre la construction du barrage.


Le pont de la baie de Hangzhou

Le pont de la baie de Hangzhou est un pont à haubans qui traverse la baie de Hangzhou en Chine. Sa construction a débuté le 8 juin 2003 et a coûté 11,8 milliards de yuans (1,69 milliards de dollars). Le pont possède une structure suspendue avec un système de câbles, conçu en 32 tronçons.

pont maritime Hangzhou
Le pont de Hangzhou a ouvert au public le 1er mai 2008 pour relier les municipalités de Shanghai et Ningbo dans la province du Zhejiang. C'est le plus grand pont maritime au monde (36 km de long), mais sans avoir la plus longue travée cablo-suspendue.

le plus long pont hangzhou chine
pont hangzhou
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sculpture geante Chine insolite
Chine insolite
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06 juillet, 2006

Ouzbékistan

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Pour plus de détails cliquer sur la carte :

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Vite fait bien fait le 1er juillet (date d’anniversaire de Bonnie), nous entrons en Ouzbékistan sans avoir à subir cette fois-ci d’interminables tracasseries douanières. En quelques minutes nous étions libre de découvrir l’un des pays les plus fascinants d’Asie centrale.




L'Asie centrale a longtemps été constituée de petits royaumes dirigés par des khans, réputés pour leur cruauté. Le plus fort prenant l'avantage sur les autres avant d’être à son tour massacré. Au 13ème siècle, à la tête de ses hordes de cavaliers mongols, Genghis Khan mit tout le monde d’accord en dévastant la région. Villes rasées, populations décimées, rien et aucun peuple ne leur résista. Ce fut le plus grand empire et la plus grande conquête humaine de tous les temps.
Et pourtant c’est à cette époque que la Route de la Soie prit son envergure, empruntée par les marchands entre l'Occident et l'Orient, tel Marco Polo. Les Mongols avaient fini par unifier la région en faisant impitoyablement régner l’ordre, rendant les voies de communication plus sures, du fin fond de l'Asie jusqu'aux portes de la Russie. Après la mort de Genghis Khan ses descendants s'appliquèrent un moment à agrandir l'empire, avant de s’entre-dévorer à leur tour.
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A la fin du 14ème siècle, c'est au tour de Tamerlan (on dit aussi Timur le Grand) de saccager ce qui avait été reconstruit. C'est le « héros », le « Napoléon » local : il vient des environs de Samarkand. Si son empire sera plus modeste que celui de Genghis Kahn, l’émir n’en sera pas moins cruel. Grâce aux caravanes qui revenaient en Europe débordant de marchandises, on apprit l’existence des merveilles qu’il avait fait ériger : Samarkand et Boukhara. Ces villes et leurs trésors resteront ainsi gravés dans l’imaginaire occidental. Mais l’empire de Tamerlan ne lui survit pas. Les khans d'Asie centrale et leurs conflits démembrèrent à nouveau les territoires. Cela durera jusqu'au 18ème/19ème siècle avec l'arrivée des Russes. Les tsars ont une armée moderne et peu à peu prennent pied dans la région. Les Soviétiques finiront d’imposer leur marque.

BOUKHARA

Contrairement à Samarkand, plus grande et coupée de larges avenues, à Boukhara subsiste une vielle ville et une continuité architecturale. L’atmosphère y est paisible. Au détour d'une rue, au coin d'une place, on découvre de multiples madrasas (écoles coraniques) et mosquées (en photo la Mosquée Kalon avec son terrible minaret (1127) où de son sommet l’on jetait les condamnés à mort). Les Boukhariotes, assis dans les allés couvertes du bazar, jouent au dominos, d’autres, en petits groupes palabrent autour d’un bassin bordé de chaïkhanas (maison de thé, petits restaurants) à l’ombre des mûriers. Magique.





SAMARKAND
)
Samarkand est un mélange de splendeur passée et d'urbanisation soviétique. La partie historique se limite essentiellement à un ensemble de trois madrasas (le Registan) dont la plus ancienne remonte au 15ème siècle ce qui constitue l'âge d'or de Samarkand comme carrefour culturel et économique d'Asie centrale. Il y a quelques touristes, mais l'affluence reste très raisonnable.

Tous ces monuments s’inscrivent plutôt dans un héritage historique que dans une réelle ferveur religieuse. L'Asie Centrale est essentiellement musulmane. Mais de manière très modéré : La fin du Ramadan se fête à la vodka. Pas de femmes voilées (ou très peu). Pas d’appel à la prière. Les musulmans se concentrent essentiellement dans la vallée de Ferghana, mais là aussi rien d’ostentatoire.








Tachkent, la capitale, la plus grande ville d’Asie centrale, est quadrillée de grandes artères à la sauce soviétique, et bordée d’immenses arbres et d’immeubles en béton. Elle abrite une population plus cosmopolite qu'ailleurs, avec une très forte proportion de Russes. Les Russes sont la minorité la plus importante avec 8,3% de la population totale. Mais comme dans la plupart des anciennes républiques soviétiques d’Asie centrale, la minorité russe a diminué ces dernières années, en raison de leur retour dans la mère patrie. Si les Ouzbeks constituent les trois quarts de la population, en fait on y croise une multitude d’ethnies et de peuples, aussi distincts les uns des autres que les Coréens, les Kazakhs, les Tatars ou les Russes blancs. Un véritable « melting pot ».
Une ambiance plutôt sereine se dégage de la capitale. Emaillée de nombreux parcs et d’espaces verts, familles et enfants aiment à s’y retrouver le soir. Les endroits pour manger abondent également, sur les avenues bordées de terrasses et de chaïkanas (maisons de thé), où l’on sert une cuisine familiale tout en écoutant les airs assourdissants d’un crooner local.
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Le summum de cette ambiance festive est atteint dans une rue piétonne du centre-ville que l’on surnomme « Broadway ». Un air de champ de foire, où se mêlent des rangées de cafés de plein air, des danseuses des mille et une nuits légèrement vêtues qui vous accrochent du regard, des vendeurs de peintures et d’antiquités, et les bars qui se transforment la nuit en discothèques.
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En allant avec les enfants au superbe parc aquatique de la ville, je restais songeur. Le prix de l’entrée et des consommations ne sont apparemment pas à la portée de toutes les bourses ouzbeks (le salaire moyen se situe autour de 30 à 40 euros par mois) et pourtant les bassins sont pleins à craquer. En réalité, les effets négatifs qu’a entraînée la partition de l’URSS sur l’économie locale (qui l’a privée de ses aides), sont visibles ailleurs. Entre les grandes avenues par exemple, au coeur de ses petits quartiers aux allures de villages avec ses rues défoncées et ses vieilles femmes, quasiment sans retraite, contraintes de vendre quelques biscuits pour survivre.
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Visite du musée Géologique de Tachkent. Etant donne que nous sommes les uniques visiteurs on nous ouvre les grilles au fur et à mesure de notre progression dans les salles, découvrant ici un squelette d’Iguanodon, et là d’innombrables roches du pays....
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ET LE FOOT DANS TOUT CA ?
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Sachez qu'en bon francais patriote j'ai retarde l'heure du lit et remis a plus tard mon devoir conjugal pour assister a ce moment historique qui revient tout les huit ans. Le match de la finale France-Italie etait retransmis sur grand ecran dans notre hotel devant une foule febrile de 5 spectateurs Kazakh mais pas causant. Pas facile dans ses conditions d'assumer sa franchitude face au coup de boule de l'un de nos chauves et susceptibles compatriotes. A la fin du match, je me suis eclipse discretement, la bouteille de vodka entre les jambes. Seule consolation au postes de controles policiers, les exploits de Zizou detendent l'atmosphere, c'est toujours ca de gagne !
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Nous repartons vers l’est du pays, dans la vallée de Ferghana. Enserrée entre deux grandes chaînes de montagnes, il nous a fallu franchir un col plutôt que de suivre l’entrée de la vallée. Celle-ci est en effet coupée du reste du pays par le tracé farfelu des frontières hérité des anciennes républiques. C’est l’endroit le plus densément peuplé d’Asie Centrale. Ici, plus qu’ailleurs, afin de transformer ces étendues en de gigantesques champs de coton, l'eau a été pompée à outrance dans les fleuves qui descendent les montagnes de l'Himalaya et qui se jettent à plusieurs milliers de kilomètres dans la mer d'Aral. Les résultats ont été spectaculaires : aujourd'hui, l'Ouzbékistan est le troisième exportateur de coton au monde, asséchant du même coup la mer d'Aral. De plus, l'irrigation artificielle des steppes a fait remonter à la surface le sel enfoui dans le sol, nécessitant chaque année de plus en plus d'eau et d'engrais chimiques pour maintenir les rendements. Résultat : une incroyable catastrophe écologique et sanitaire.
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Pendant la montée du col la voiture s’est remise à sentir le roussi avec la roue arrière droite qui frottait contre la tôle au risque d’éclater à nouveau. Alors, une fois de plus il a fallu retirer la roue et frapper de toutes nos forces sur la carlingue en l’écartant du pneu. Ainsi fait, quelques millimètres d’écart en plus, nous sommes repartis prêts à affronter les contreforts de l’Himalaya. Dans la vallée de Ferghana les contrôles routiers deviennent plus fréquents. C’est en effet une zone sensible avec un islam plus fondamentaliste que dans les autres régions du pays. Le Président Islam Karimov ayant fait l’objet de deux tentatives d’attentat en à profité pour étouffer dans la violence les opposants religieux (avec la bénédiction des Américains engagés dans l’Afghanistan tout proche). Si la vallée reste l’un des endroits les mieux surveillés au monde, on ne ressent aucune tension. L’ambiance générale y est agréable et l’hospitalité des habitants encore plus chaleureuse.

Nous avons obtenu un visa de transit de 5 jours pour le Khirghistan. Xiao Lin ne pouvait obtenir de visa touristique. J'ai mon visa chinois d'une durée de 6 mois avec les enfants et une entrée. Pour obtenir un visa touristique kazakh, Xiao Lin avait besoin d’une lettre d’invitation et de passer par une agence, à la clef deux semaines d'attente. Pour elle nous avons donc fait une demande de transit de 5 jours. Pour ma part j'ai le droit à un visa touristique d'un mois sans obligation de passer par une agence, en revanche je n'ai obtenu qu'une entrée, c'est-à-dire que si la voiture est refoulée à la frontière chinoise je ne peux revenir ni avec mon AX, ni avec ma XL ; bloquée !! Nous devons entrer au Khirghistan le 14 juillet, au Kazakhstan le 18 juillet, et en Chine le 22 juillet, un vrai rallye !

Rouler en Ouzbékistan :

Etat des routes : De bon à mauvais. Le réseau routier couvre assez bien le pays. Quelques voies rapides suffisamment larges pour éviter les nids de poules et la circulation aléatoire de charrettes et autres véhicules improbables. Les grandes villes sont partagées entre les petites rues de la partie ancienne et les grandes artères tirées au cordeau de l’ère soviétiques. Vitesse limitée à 100 km/h sur les routes et à 70 en ville. Conduite : Correcte à prudente dans les villes (les chauffards sont vite repérés par les nombreux agents de circulation à l’affût à tous les coins de rues. Ceux-ci verbalisent au moindre impair). Signalétique très moyenne, assez difficile de s’orienter dans une grande ville et surtout d’en sortir (comme au Turkménistan nous fûmes plusieurs fois accompagnés sur le bon chemin). Contrôles routiers fréquents. Circulation fluide même dans les villes, essentiellement des minibus coréens Daewoo (qui servent au transport collectif) et autres petites voitures et berlines plus haute de gamme de la même marque (conçues pour le marché local et produites sur place) + quelques anciennes voitures russes (Lada, Volga). Pas de Citroën. Peu de camions. Stations-service fréquentes entre Boukhara et Tachkent. Pénurie dans la vallée de Ferghana, l’essence se trouve facilement mais le diesel est rare (de nombreux camions roulent à l’essence).
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Quelques Prix :
Spécificité héritée de l’ère soviétique : il y a peu de boutiques où effectuer ses achats en dehors de quelques supérettes mal approvisionnées. En revanche les marchés offrent un vaste choix. Diesel 0,30 euro/l ; Galette de pain 0,20 euro ; Une bouteille d’eau minérale (le plus souvent gazeuse) 0,20 euro ; pas de campings ; Chambres d’hôtes entre 5 et 20 euros par pers. Hôtel catégorie moyenne dans les villes touristiques (climatisation, sdb, frigo, TV, petit déjeuner compris) entre 25 et 45 euros pour une chambre double (Dans notre hôtel à Tachkent - 32 euros la nuit - il y avait la piscine, appréciable pour les enfants). Dans le reste du pays la plupart des hôtels sont des vestiges soviétiques au confort plus que rudimentaire dotés de sanitaires sordides (2 à 3 euros par personne). Le prix d’un repas est en général très abordable avec, dans les grandes villes, une bonne variété de cuisine nationale, européenne, coréenne... compter environ entre 1 et 5 euros par personne dans les restaurants familiaux de plein air (on y sert des brochettes, des nouilles, du plov...) ; les maisons de thé abondent également dans les parcs.

Taux de change (juillet 2006):
1 euro = 1 566 sum (Les plus gros billets font 1 000 sums). L'euro est bien accepté, sauf dans les consulats (pour payer les visas) qui réclament exclusivement des dollars US. Taux de change du jour, voir lien : http://eng.nbu.com/news/currency/
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15 juin, 2006

Iran

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Pas malheureux de quitter Dogubayazit, ville du bout du monde, ceinturée de parcs remplis de chars d’assaut. Les nuits y sont pleines d’un tumulte indescriptible : hurlements de chiens errants, nuées de corbeaux coassants, entrecoupés par l’écho lointain d’un champ de tir et des plaintes vociférantes des muezzins. (J’ai l’enregistrement sonore !)
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Rétrospectivement ma naïveté et l’amateurisme avec lesquels j’ai abordé notre première tentative pour entrer en Iran me ferait presque rougir de honte. Comme si les quatre ans de mon précédent voyage ne m’avaient rien enseigné en matière de franchissement de frontière. Sans doute trop préoccupé par l’absence des enfants sur mon visa, je fis confiance à des passeurs kurdes pour nous guider à travers les méandres de l’administration douanière turque. De fait, ils furent particulièrement efficaces et les documents appropriés tamponnés avec célérité. Mis en confiance on accepta d’échanger les quelques pièces turcques qui nous restaient ainsi qu’un billet de 100 euros, en me doutant bien que le taux allait être à leur avantage, mais pour leur pseudo-prestation j’étais prêt à y laisser une marge. Finalement notre renvoi d’Iran bouleversa la donne. Ils nous remboursèrent les 100 euros (sur lesquels ont leur en reversa 70 pour nous permettre d’arroser « qui de droit » et de revenir en Turquie ; mais, sans doute s’agit-il là d’une autre arnaque !)

C’est donc sur nos gardes qu’on aborda cette deuxième tentative d’entrée en Iran, qui fut au bout du compte des plus agréables. Ayant accepté et bénéficié, sans contrepartie, de l’aide des mêmes passeurs, on foula enfin le sol iranien. Contre toute attente l’accueil à la douane se révéla courtois et très amical. Toutes les démarches furent prises en charge par une jeune femme, jean noir sous le tchador, qui nous renseigna également sur les attraits touristiques de son pays. Les douaniers, détendus et sans uniforme, purent ainsi, munis de nos passeports et du carnet de passage du véhicule, s’occuper de toutes les formalités administratives. Cela dura à peine une heure. Aucune fouille du véhicule ou de nos affaires, aucun interrogatoire, nous étions libres de rouler sur la bonne terre de la République Islamique...
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Afin d’appréhender calmement ce nouveau pays on s’octroya une pause dans la première ville venue : Maku. Cette ville a ceci d’un peu étrange et d’impressionnant qu’elle est coincée entre les deux parois d’une gorge profonde. C’était vendredi après-midi. Le week-end pour les Iraniens. Boutiques quasiment toutes fermées. Calme plat. Pas même la clameur d’une mosquée !
On se débarrassa vite de cette première impression. Déjà le soir une ribambelle de véhicules investissaient l’asphalte, tandis que les trottoirs étaient noirs de monde. La sieste était terminée. L’Iran bouillonnait comme d’habitude.

L’OR NOIR
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Pour notre première étape jusqu’à Tabriz le principal souci fut de trouver de quoi abreuver notre petite auto, même si celle-ci s’est révélée, jusqu’à présent, peu gourmande (moins de 5 litres au 100). Or le chapelet de Paykan vétustes blanches (les voitures du cru majoritaires) qui tracent les routes, ainsi que toutes les autres (essentiellement des Peugeot 405 et 206 et quelques 2CV antédiluviennes), fonctionnent à l’essence.
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Le diesel, réservé aux camions et aux bus, est servi dans des stations-service spécifiques, lesquelles sont peu nombreuses et essentiellement postées aux abords des grandes villes. Et là, quel bonheur pour un Occidental de faire son plein. La première fois qu’il a fallu payer j’étais complètement perdu avec ma liasse de billets (1 euro = 11 600 rials; les plus gros billets ne dépassant pas deux euros !). Mais non, je ne me trompais pas, je venais de faire un plein de réservoir pour 0,40 euros ! Soit environ 0,016 euro le litre ! (l’essence est à 8 centimes le litre). Même pour un Iranien, l’or noir n’a presque aucune valeur (beaucoup moins cher que l’eau en bouteille), et l’on ne se prive pas pour rouler, rouler et rouler... On m’a d’ailleurs offert un plein complet ! Donc pas de regrets d’avoir gardé notre petite diesel...

LA CONDUITE :
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C’est en arrivant à Tabriz, notre première grande ville iranienne, que l’on mesura à quel point la circulation en Iran y est frénétique et quasiment suicidaire. Les règles sont inexistantes, sauf celle du plus fort. Le conducteur iranien ne se pose pas la question : « Est-ce que j’ai le temps de passer ? », mais « Est-ce que celui qui vient en face a le temps de s’arrêter ? », les piétons et les motards, débouchant de toutes parts et à contresens sont tout aussi inconscients, et se jettent avec la même hargne dans la mêlée. L’un des mots favoris de ma co-pilote Xiao-Lin, c’est « Attention ! ». En Iran cela devient une rengaine, le mantra d’une pauvre maman accrochée à son siège en espérant que sa vie dans l’au-delà sera meilleure !

En vérité, même si les chiffres des accidents routiers en Iran sont importants (+ de 200 000 par an), je constate peu d’accrochage sur notre parcours. La folie se concentre essentiellement dans les agglomérations où, pour cause d’embouteillages permanent, la vitesse est réduite. En rase campagne, compte tenu de la bonne qualité des routes, la conduite paraît bien plus « raisonnable » (Cela n’empêche pas de doubler même si un véhicule arrive en face !). En conclusion, l’Iran est bien placé dans mon palmarès des routes les plus dangereuses au monde, mais à mon sens, encore loin derrière la fureur routière de l’Inde.

Par précaution, bien que cela ne semble pas obligatoire (on ne me l’a pas réclamé à la douane), j’ai souscrit une assurance auto auprès de la principale compagnie iranienne (Iran Insurance). Ma carte verte ne prenant pas en compte ce pays, ni les suivants d’ailleurs. Pour 40 euros, mon véhicule et ses passagers sont couverts pendant 20 jours. De l’utilité d’une telle assurance ou de l’efficacité de remboursement en cas de pépin grave, je n’ose ni l’imaginer, ni l’expérimenter.

En tout état de cause, en entrant dans les bureaux de la compagnie d’assurance, cela m’a permis de découvrir une petite parcelle de la vie bureaucratique iranienne. A huit heures du matin, les employés, en chemise courte sans cravate, assis derrière leur bureau ingurgitent hâtivement leur petit déjeuner : galette de pain agrémenté d’une portion de fromage blanc et d’un verre de thé. Peu de femmes présentes (leur taux d’activité dans le marché du travail est de 11%), mais elles existent, compartimentées dans un coin, non séparées des hommes, elles circulent librement et semblent occuper des postes à responsabilité. Aidé par l’un des employés qui parlait un peu français, mon contrat fut réalisé promptement. L’assurance auto ne semble être qu’une simple formalité « payante », les conditions restrictives étant réduites à leur strict minimum.

FORETS LUXURIANTES ET RIZIERES
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De Tabriz, plutôt que de nous diriger directement à Téhéran, nous quittons les hauts plateaux arides (+ de 1 500 m) pour descendre vers la mer Caspienne située à moins 30 mètres sous le niveau de la mer. Cette région peu fréquentée des touristes rompt avec l’image des déserts associée à l’Iran. On y découvre des rizières, des collines recouvertes de théiers, des forêts luxuriantes, telles qu’on peut en voir en Asie du Sud-Est. Un bon bol d’air de verdure et de réconfort pour Xiao-Lin.

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Le rivage de la mer Caspienne, le plus grand lac salé du monde, se révèle assez quelconque, noirci par les hydrocarbures et les émanations volcaniques sous-marines (mettant en péril l’exploitation du caviar, soit 90% de la production mondiale).
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que sous la pluie et dans les nuages nous découvrons les maisons superposées du village de Masuleh. Celles-ci, accrochées à flanc de montagne, se dressent les unes sur les autres dans un vaste amphithéâtre. (Certains villageois y louent des chambres sommaires, nous resterons la nuit dans l’une d’entre elles).
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Arrivée le 13 Juin à Téhéran, ville tentaculaire et l’une des plus polluées au monde. Nous en profitons pour y faire notre demande de visa pour le prochain pays sur notre liste : Le Turkménistan. Pour savoir si notre demande est acceptée nous devons patienter encore une semaine. Cela nous laisse quelque temps pour aller visiter le centre du pays, et les trésors de la culture iranienne telle que la ville de Kashan,
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avec ses magnifiques maisons de maîtres et son incontournable bazar.
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Puis de faire une petite escapade dans le desert
montagneux à la découverte du vieux village
d’Abyaneh.
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Pour arriver 400 km plus au sud dans la ville d'Ispahan.
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----Qui m'aime me suive....

Joyau de l’ancienne Perse, Ispahan compte parmi les plus belles villes du monde islamique. D’abord l’incontournable et immense Place de l’Imam (2ème plus grande place au monde après Tian an Men) ceinturée de monuments grandioses telle que la fameuse Mosquée de l’Imam, étincelante dans ses délicates faïences bleues; les jardins et les palais; ainsi que les vieux ponts à arches avec leurs maisons de thé installées en contrebas.
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A l’instar de la tour Eiffel ou du Mont Saint-Michel pour la France, la place de l’Imam reste l’attraction touristique phare de l’Iran. Or, nous y constatons une quasi absence de touristes étrangers (3 ou 4 rencontrés depuis 10 jours !). Le matraquage médiatique à l’encontre du pays et de son gouvernement n’incite guère les agences occidentales à promouvoir cette destination pourtant très riche culturellement - et sans dangers apparents. Sans vouloir généraliser on peut quand même dire qu’en dix jours nous n’avons rencontré aucun désagrément avec les forces de l’ordre (très discrètes) ou ressenti de l’animosité de la part des habitants, bien au contraire. En revanche, cette raréfaction engendre une sollicitation particulièrement importante des vendeurs de tapis en mal de clients.
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Ispahan est également réputée pour la qualité de son artisanat : tapis, miniatures sculptées dans les os de chameaux et peints à l’aide d’un poil de chat, articles en cuivre ou argent ciselés, nappes imprimées à la main, marqueterie, carreaux de faïence peints... Les artisans n’hésitant pas à faire étalage de leur art sous le regard curieux des enfants.
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Après une semaine de vagabondage à l’intérieur du pays, nous voilà de retour à Téhéran. La demande pour le visa de transit turkmène nous est accordée. Bien que l’accueil au consulat se fasse à l’extérieur, notre interlocuteur se révèle très aimable et serviable. Les visas sont réalisés dans la journée.

Dés lors il nous reste cinq jours pour parcourir les quelque mille kilomètres jusqu’à la frontière du Turkménistan en passant par la ville sainte de Mashad.
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Mashad est la plus grande ville sainte d’Iran, particulièrement sacrée pour les chiites, puisque c’est ici que l’Imam Reza, descendant direct du prophète, mourut en 817. Premier lieu de pèlerinage du pays elle accueille plus de 12 millions de pèlerins par an. Malheureusement la plupart des monuments du site ne sont pas accessibles aux non-musulmans, et seules les cours intérieures peuvent être visitées par les infidèles (sans appareils photos), avec les restrictions d’usage : Xiao-Lin et Bonnie doivent se vêtir d’un tchador de couleur claire. Accompagnés par une guide du service d’accueil aux étrangers nous avons pu ainsi accéder à l’intérieur et, une fois écarté l’aspect peu orthodoxe d’une foule de pèlerins pressés et fébriles, nous ressentons le profond sentiment religieux des Iraniens. Fébrilité et ferveur religieuse qui n’est pas sans me rappeler celle des pèlerins tibétains se pressant dans le Potala de Lhassa.
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Iran passable
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20 jours en voiture à sillonner l’Iran, ce serait difficile en si peu de temps d’épiloguer sur l’ensemble du pays, je me permettrai donc juste quelques impressions générales : D’abord, contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’Iran n’a rien d’une société sclérosée, austère ou rétrograde, elle se montre au contraire extrêmement vivante et dynamique, tandis que les Iraniens - à travers ceux que j’ai pu rencontrer - font preuve d’un grand sens de discernement et de curiosité. Les failles de leur société actuelle ne semblent pas leur échapper, et je n’ai ressenti aucune inquiétude dans leur regard, mais plutôt un grand besoin de reconnaissance ; la première question que me posent mes interlocuteurs est de savoir si j’aime l’Iran. Ils ne veulent plus se sentir exclu ou haïs du monde entier : « Non, nous ne sommes pas un peuple de fanatiques barbus hurlants ! » (peu d’hommes portent la barbe et encore moins les femmes). Pas étonnant que certains, se sentant rejetés et affaiblis par la récession économique, trouvent refuge dans un ordre moral et un conservatisme encore plus radical.

Dans les parcs ou dans la rue des grandes villes, il n’est pas rare de voir des jeunes gens se tenir par la main ou se fricoter sur un banc public (pour se bécoter on verra plus tard...). Nos interlocuteurs (ceux rencontrés au hasard et qui n’ont habituellement pas de contact avec les touristes) me sont toujours apparus très cultivés (le taux d’alphabétisation est l’un des plus élevé de la région, les femmes représentant 63% des étudiants admis à l’université). La tenue vestimentaire des hommes est souvent élégante, tandis que celle des femmes, où le tchador est toujours la norme, se « libéralise » quelques peu avec des vestes longues, plus colorées et plus cintrées. (Des petites entorses au règlement (à la charia) comme les Iraniens savent si bien en jouer).
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S’accommodant des règles en vigueur, la population semble avant tout préoccupée de voir son niveau de vie progresser. L’extrémisme religieux existe mais ne transparaît pas au grand jour et s’avère beaucoup moins ostentatoire que dans les pays limitrophes (même en Turquie, sans doute pour contrer une modernité tapageuse, les mosquées sont bien plus nombreuses et l’appel des muezzins plus tonitruants). Certes le portrait de l’Ayatollah Khomeini est partout omniprésent (sur les murs, les billets, les noms des rues...) tout comme les martyrs de la guerre Iran-Irak, un conflit qui a visiblement marqué le pays. Les médias sont sous la tutelle du gouvernement religieux, mais dans les salons des hôtels, les multiples émissions religieuses sont beaucoup moins regardées qu’un obscur match de foot de la Coupe du Monde (et lorsque l’équipe nationale marque un but, c’est toute la rue qui est en ébullition). La ferveur d’une nation qui passe par le foot ! J’ai déjà vu ça ailleurs ! Beaucoup d’Iraniens de la classe moyenne ont accès aux chaînes internationales grâce au satellite, et l’on peut, comme je l’ai constaté personnellement, très facilement se connecter sur Internet dans les cybercafés ou chez soi (les sites pornographiques et antireligieux sont toutefois censurés par les hébergeurs). J’ai même pu établir librement quelques connexions sauvages à distance avec mon propre portable.
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Nous n’avons jamais été ennuyés par la police religieuse. Le seul rappel à l’ordre auquel nous avons eu droit fut lorsque dans le métro nous sommes rentrés par mégarde dans le wagon des femmes. Manu militari il a fallu se retrancher dans le wagon des hommes où d’ailleurs un trio téméraire de jeunes femmes s’étaient aventurées sans que quiconque ne leur en tiennent rigueur.
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Pèle mêle (il resterait beaucoup de choses à dire, mais difficiles à mettre en forme sur un blog) : Contraste avec la nourriture variée et succulente de Turquie, en Iran la cuisine nous est apparue d’une grande monotonie, en dehors des kebabs, des sandwiches, et des platées de riz avec poulet, nous avons eu toutes les peines du monde à tester quelques spécialités. Hormis les fast-food, les restaurants sont peu nombreux et difficiles à trouver car souvent installés au sous-sol. La seule expérience culinaire quelque peu exotique à laquelle nous avons eu droit fut de goûter au kaleh pache, mets pouvant inclure divers abats, dont la tête de mouton, avec l’œil et la cervelle.... le tout agrémenté d’un habituel thé ou d’une bonne bière à la fraise ou au citron (sans alcool !).

Dernière image emblématique avant de quitter l’Iran, celle de ses caravansérails qui jadis jalonnaient la Route de la Soie et que nous verrons défiler régulièrement le long de notre parcours. Cependant, la plupart sont à moitié rongés par le temps et les rigueurs du désert. Quelques-uns ont été restaurés comme celui de Ruban Sharaf, l’un des plus anciens (1128) et des plus importants du pays. Encadré de collines désertiques il se situe à quelques kilomètres de la route qui mène à la frontière turkmène. Sur place il n’y a personne à la ronde, hormis un gardien qui nous ouvre gracieusement les grilles de l’édifice, puis nous accompagne pour une visite guidée. Si l’eau ne coule plus dans le réseau souterrain du caravansérail, en revanche à l’extérieur un distributeur d’eau fraîche récompense les nouveaux caravaniers de ce siècle, les rares voyageurs-touristes égarés, chasseurs de belles images, en route vers la lointaine Asie.
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Rouler en Iran :
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Etat des routes : De très bon à moyen. Les routes principales sont de qualité équivalente à celles de la France, les routes secondaires un peu moins bonnes mais correctes, de nombreuses pistes sillonnent les zones désertiques. Les grandes villes sont en général reliées par des voies express ou des autoroutes gratuites ou peu chères (0,20 euro pour 100 km).
Conduite : difficile surtout dans les villes où elle devient dangereuse (mais au bout de quelques jours on prend le pli et ça devient presque « amusant » !). Klaxon largement utilisé pour préve-nir de son arrivée. Signalétique moyenne (en farsi et caractères latins sur les principaux axes), très difficile de s’orienter dans une grande ville. Circulation très dense en ville et sur les principaux axes. Vitesse plus ou moins respectée. Nombreux contrôles routiers dans les villes (un croisement sur trois est occupé par un policier qui verbalise à tour de bras. Deux d’entre eux tentèrent de nous stopper pour un quelconque motif mais dans la cohue et voyant notre plaque d’immatriculation, ils n’insistèrent pas). Sur les grands axes les contrôles sont également fréquents avec la présence de radars. Stations-service peu nombreuses surtout pour le diesel où elles sont regroupées autour des grandes villes. Stationnement difficile à Téhéran et Mashad mais il existe des parkings souterrains surveillés, compter 2 euros pour une journée complète (jour + nuit). Très nombreux taxis officiels et privés.
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Mise à jour :
" Une nouveauté (à laquelle nous avons échappé) pour les gens motorisés : avoir des plaques iraniennes si votre séjour dépasse 10 jours. Lors du passage de la douane, on vous donne un document qui vous autorise à circuler et qui sera nécessaire lors de l'attribution des plaques. Etant à Tabriz après la Turquie, je me suis fait aider par le "tourist office" et cette procédure n'a pris que la matinée...
vous déposez 50 000 rials (4 euro) sur un compte de la banque Melli vous allez au bureau de la police de la route (la ou on fait passer le permis de conduire) vous faites des photocopies du passeport du visa, du Carnet de Passage, du document de la douane, du reçu du virement... vous passez d'un bureau a l'autre vous faites contrôler le numéro de châssis et de moteur de votre véhicule. vous donnez 300 000 rials (25 euro) au bureau. vous récupérez les plaques après avoir signe 5/6 papiers et mis vos empreintes au moins autant de fois sur les mêmes papiers sachez que vous ne pourrez ramener les plaques en France... sachez aussi que l'on vous donne un petit document (taille passeport) qui correspond a une 'carte grise' et qu’il faut avoir avec soit... ainsi qu'un autre document a fournir lors du passage de la douane (retour). " Dominique, Forum-voyage, le 21.08.2006.
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Quelques prix :
Diesel 0,016 euro/litre, essence 0,08 euro/l ; 1 l d’eau minérale 0,12 euro ; Oranges 0,40 euro le kg. Galette de pain 0,10 euro ; Ticket de métro 0,20 euro ; pas de campings ; Hôtel simple (guest house), chambre triple avec frigo et climatisation : entre 12 et 16 euros (pour un hôtel sans douche et sans climatisation nous avons payé 5 euros). Repas pour 3 pers. (3 plats chauds : kebab riz + salade + boissons) au restaurant : entre 3 et 6 euros. Dans les nombreux sandwicheries compter un peu moins de 1 euro par personne avec boisson.

Taux de change (juin 2006) :
1 euro = entre 11 450 et 11 600 rials (Meilleur taux obtenu à la banque de la douane iranienne ! (- une petite commission). Attention ne pas changer son argent auprès des rabatteurs côté turc, ceux-ci proposent un taux très inférieur : 1 euro pour 7 500 Rials ! ! !)
Mise à jour du cours en temps réel voir : http://www.mataf.net/conversion-IRR.htm

Sortir d'Iran

AMBASSADES ET CONSULATS ETRANGERS EN IRAN
Dernière mise à jour : février 2008

Ambassade de l’Inde de Téhéran
Adresse : 46, Miremad Av. Angle 9ème Str et Dr Beheshti St
Téléphone : 021 875 51035
Email:
www.indianambassy-tehran.com
Ouverture service consulaire : 09h00 - 11h30 16h30-17h30
Jours de fermeture : vendredi et samedi; 27 oct fête nationale.
Délais d’obtention : 5 jours ouvrables ; RI 370 000

Ambassade du Pakistan de Téhéran
Adresse :
Block n°1, Etemadzadeh Ave. Jamshidabad, Dr. Hossein Fatemi Av.
Téléphone : 021 694 4888
Ouverture service consulaire : 09h30 - 11h30
Jours de fermeture : Jeudi-vendredi et samedi; 27 oct fête nationale.
Délais d’obtention : 2 jours ouvrables avec lettre d’introduction de votre ambassade; 35 U$

Ambassade de Georgie de Téhéran
Adresse : Agha Bozorgi St. Fereshti Str.
Téléphone : 021 221 1470
Ouverture service consulaire : 09h30 - 13h30
Jours de fermeture : vendredi et samedi; 27 oct fête nationale.
Délais d’obtention : 4 jours (40U$) ou 2 jours (60U$).

Ambassade de la République du Tadjikistan de Téhéran
Adresse :
Niyovaron sq., Shahid Zainali av., 3rd st. 10 , Tehran
Téléphone : (98-21) 229 95 84, 280 92 49
E-mail: tajemb-iran@tajikistanir.com
Ouverture service consulaire : 08h30 - 16h00
Jours de fermeture : vendredi et samedi; 27 oct fête nationale.
Délais d’obtention : ?

Ambassade de Turquie de Téhéran
Adresse
: P.O.Box: 11365-8758 Chancery: No.314, Ferdowsi Ave.

Téléphone : +98-21-3115299,3118997
Ouverture service consulaire : 09h00 - 13h00
Jours de fermeture : vendredi et samedi; 27 oct fête nationale.
Délais d’obtention : Pas besoin de visa pour les ressortissants français



Ambassade d’Afghanistan de Téhéran
Adresse
: Dr. Behesht Av. Angle 4ème St et Pakistan St.
Téléphone : 021 873 5600
Ouverture service consulaire : 9h00-14h00
Jours de fermeture : vendredi et samedi; 27 oct fête nationale.
Délais d’obtention : Visa touristique de 30 jours (30U$) obtenu en 2 jours.

Ambassade d’Azerbaïdjan de Téhéran
Adresse : Nader Sq. 15 Goldbarg St. Chizar
Téléphone : 021 233 5197
Ouverture service consulaire : 9h00-12h00
Jours de fermeture : Lundi, mercredi, vendredi et samedi; 27 oct fête nationale.
Délais d’obtention : 1 ou 2 jours avec lettre d’invitation

Ambassade d’Ouzbékistan de Téhéran
Adresse : EP Tehran, Pasdaran Avenue, Nastapan St., 6
Téléphone : (9821) 283-20-71
E-Mail : http://www.iran.mfa.uz/?newlang=eng

Ouverture service consulaire : ?
Jours de fermeture : vendredi et samedi; 27 oct fête nationale.
Délais d’obtention : ?

Ambassade du Turkménistan de Téhéran
Adresse : Parsdaran Str, Andarzgou Blvd, Vatan Pour Str, Barati Str 5.
Téléphone : +98-21-2542178
Ouverture service consulaire : 9-11 heure
Jours de fermeture : vendredi et samedi; 27 oct fête nationale.
Taxi du centre : IR 40 000
Délais d’obtention : 5 jours ouvrables, pas de lettre d’invitation pour transit seulement.

Consulat général de Turkménistan de Mashad
Adresse
: No.34, Consulgari St., 10 Day Sq.,
Téléphone : +98-51-47066
Ouverture : 8h30-13h30
Jour de fermeture : Vendredi
Délais d’obtention : ?

Liens utiles :

http://barulage.over-blog.com/ (blog avec plusieurs liens utiles sur l'Iran, préparation de voyage, cuisine...)
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